29 oct. 2013

Des insectes et des automates



Ruben passe tous les jours une à deux heures assis à son petit bureau à observer des insectes au microscope. Alors pour mon entomologiste en herbe, en attendant un bel insecte de chez Deyrolle dans la hote du Père Noël, voilà  "L'inventaire des insectes" illustré par Emmanuelle Tchoukriel, textes de Virginie Aladjidi.  Ce livre, comme toute cette collection, est une réussite avec des textes accessibles et des illustrations magnifiques. Un livre "savant" pour enfant curieux, Ruben est fan !

Toujours dans cette collection, le Grand atlas des animaux est sorti et il sera aussi au pied du sapin.
Quelques images ici.




 "Un livre avec une danseuse, pouah c'est pour les filles ..." voilà la critique express de Ruben quand il a vu la couverture de "Rose et l'automate de l'Opéra" dernier né du duo "Fred Bernard / François Roca. Et puis le critique en herbe a vite changé d'avis, car certes il y a une petite fille, des tutus, des danseuses mais... Il y a aussi un automate,  Hermès, un danseur de métal dont Rose retrouve la tête dans une malle dans le grenier de l'Opéra. Rose, aidée par  Monsieur  Maréchal, va réparer Hermès.
On suit Rose et Hermès dans leur amitié et avec eux on visite toutes les coulisses de l'Opéra !
Ruben a adoré cette histoire qui lui a rappelé celle du film Hugo Cabret. Du coup le "livre pour les filles" est devenu "le livre de chevet" ;-)

Ce qui est merveilleux dans les livres de Fred Bernard et François Roca c'est la force d'un récit construit, d'une "vraie histoire" avec des images comme des tableaux,  qui éduquent l'oeil des enfants autant qu'elles les portent à rêver. 










23 oct. 2013

La vie d'Adèle



Je suis rentrée à minuit et je n'ai pas dormi. Les grands films me filent des insomnies.
Dernièrement j'ai pleuré ma dada d'Algérie toute une nuit après Camille redouble, j'ai eu la haine d'une société si injuste après Django, j'ai eu des vertiges après The tree of life, je me suis fichue la trouille après Les Biens Aimés et je me suis fait des promesses après Un conte de Noël...

Hier donc insomnie après les heures passées avec Adèle, Emma et Kechiche. Trio magistral.
Trio sublime qui met au monde ce condensé de vie, d'amour et d'art.

A l'orginie, il y a la naissance d'une femme. "Je suis  femme" dit une élève en cours de français. Elle lit "La Vie de Marianne" de Marivaux et tout le film s'enracine dans cette phrase.
A l'origine, il y a la bouche d'Adèle qui engloutit les spaghettis, qui lèche son couteau, qui reste entre ouverte la nuit quand elle dort comme un bébé, qui ravale ses larmes, qui happe les seins d'Emma, son sexe, qui vient lècher son nez qui coule... Adèle si singulière.
A l'origine, il y a les yeux d'Emma qui scrute et jauge, qui évaluent et dictent le dessin à sa main... Emma l'artiste qui regarde le Beau, qui regarde loin, Emma qui regarde de haut aussi.
A l'origine, il y a la peur du vice et de la différence, les heures à attendre à la fenêtre, le vide que créé l'absence de l'être aimé. Adèle aime la fille aux cheveux bleu qu'elle a croisé un après-midi d'automne. Elle l'aime mais ne se l'autorise pas.
A l'origine, il y a une histoire d'amour entre deux femmes. Je t'ai dans la peau. Des nuits et des jours au lit, la fusion.
A l'origine, il y a une histoire de classe. De salle de classe où le savoir se transmet. De classe "socialement ouverte" où l'homosexualité n'est même pas un sujet et l'autre, et l'autre, "la classe étroite" où elle n'est même pas envisageable.

Et puis comme dans  les histoires d'A, il y a le moment où l'amour bascule. La vie d'Adèle sans Emma.
La vie d'Adèle... vide... si vide de vie.

Je n'ai pas dormi. J'ai repensé à ses heures de fin de lycée où l'on choisit sa voie... au coeur qui bat, au coeur qui lâche. A l'Amour qui vous change, à ce que l'autre vous apporte, comment ça nourrit cette alchimie.

Je n'ai pas dormi. J'ai repensé à la caméra de Kechiche, à sa façon de fimer les visages et les corps, la ville et la lumière, les émotions d'une vie.

A l'origine du monde, "je suis femme" et ce film contient l'humanité.

21 oct. 2013

Give me 15' !

Live in Nausika ... la beauté du matin ...
Live in Nausika ... la beauté du soir ...
Tranche de gigot d'agneau aux épices, sauce au curry, dip au fromage blanc et oignons rouge, riz aux petits pois 

Jamie a sauvé ma rentrée rien que ça ;-)
Entre les départs très tôt pour déposer le collégien et les retours très tards pour mon travail et celui de Pierre, il y a peu de temps pour cuisiner les lunch boxes du lendemain pour toute la famille (sauf Ruben qui préfère la cantine avec son meilleur "pote").

Avec trois ans de lunch boxes au compteur, je tournais en rond sur des plats et j'avais peu de motivation pour rempiler cette année. Peu de motivation mais pas le choix !

Jamie avec son "15 minutes" a donc sauvé ma rentrée ! Rien de fracassant pour ceux et celles qui pratiquent sa cuisine mais des plats complets inventifs et équilibrés que l'on peut cuisiner avec un bon fond de placard, un peu de surgelés et des produits frais. Bien sûr j'ai toujours mon panier de l'Amap à utiliser et il rentre bien dans les recettes.
Non seulement les recettes sont pratiques pour le soir mais aussi le week end quand on préfère traîner avec son tricot ou aller se promener que se mettre en cuisine pour des heures ;-)
Je crois que j'ai tellement assimilé le concept de "rapide et efficace" que ce dimanche j'ai remplacé la tarte de ma tatin par 6 feuilles de brick assemblées avec un peu de beurre fondu.

Alors à la question : est ce que c'est vraiment 15 minutes ? Je n'en sais rien car je n'ai pas compté mais c'est "suffisamment rapide" pour moi et surtout ici tout le monde adore cette cuisine ! ce qui compte plus que des minutes, si précieuses soient-elles !






9 oct. 2013

Au Nord, encore ...

Le matin en partant très tôt, le soir en rentrant très (trop?) tard, la voix d'Agnes Obel m'accompagne dans l'autoradio et je rêve de laisser la voiture sur le bord du chemin et de partir marcher dans les bois, et je rêve de week-end au coin du feu avec de la laine, un bon verre de vin ou une tasse de thé ;-) et un livre, et je rêve de prendre l'avion pour le Nord en amoureux..., et je rêve d'avril où je vais aller la voir en concert au Grand Théâtre de Dijon.

toutes les dates de la Tournée sont là : site Agnes Obel


Résultas du jeu dans le billet en dessous ... Merci à toutes d'avoir jouer et aimer ce Cabanon !

5 oct. 2013

Happy One Mister Wood (with gift and love inside)




Mister Wood a un an.
Un an qu'ici on rêve, on dessine, on cherche, on construit... en bois
Pour vous remercier pour l'accueil fait à cette histoire d'amour, je vous propose de gagner
le prototype du Cabanon W Arcachon et de bénéficier de  - 20 % sur le bougeoir et le vase "Deep blue", ce bleu aussi sombre que les nuits d'hiver de chez Farrow et  qui a été à la base de la nouvelle collection avec le code HAPPY1

Pour jouer pour gagner le prototype du Cabanon, vous laisser un commentaire ci-dessous d'aujourd'hui samedi 5 ocobre au mardi 8 octobre minuit.  La promo HAPPY1 uniquement sur le bougeoir et le vase Deep Blue est valable sur les mêmes dates.

Vous pouvez aussi aimer la page Facebook de Mister Wood, ce n'est pas obligé pour jouer mais ça fait toujours plaisir !
Sur IG vous pouvez retrouver toutes les photos de Mister Wood avec le #misterwood.

Tirage au sort mercredi 9 octobre.



Résultat : j'ai gardé tous les commentaires valides et une seule participation par personne
Random a désigné le numéro 55 (la capture d'écran sur mac et moi ça fait douze...)

  1. Auguri!!! Ce cabanon est absolument superbe !!!
    Delphine
    Répondre

  1. Bravo Delphine, j'avoue que quand j'ai découvert ton blog et vu que tu avais habité (habitais ?) en Italie à Modène j'ai bien rigolé de ce clin d'oeil à ce pays que j'aime beaucoup ! Le prototype du Cabanon s'envolera donc vers toi dans les prochains jours. J'attends ton adresse ! vuesur@orange.fr

2 oct. 2013

L'avoir et le néant



Woddy aime filmer les femmes de la 5e avenue entre rendez-vous shopping, soirées et galas à organiser et corps à affiner pour rentrer dans la it-dress. 
Dans "Alice",  Mia Farrow s'ennuyait ferme dans son immense appartement et somatisait. Elle prenait des mélanges de plantes d'un médecin chinois et devenait invisible pouvant ainsi surprendre les conversations de son mari, ses magouilles, ses infidélités... 
Dans "Jasmine Blue", Cate Blanchett adore sa vie qui brille autant que ses parures de diamants et ne voit pas ce qui se joue dans son dos. "Elle est douée pour ne pas voir", dit d'elle sa soeur. Jasmine ne voit donc pas son mari qui s'envoie en l'air avec la moitié de ses copines et qu'il escroque tout le monde. Jusqu'au jour où son monde doré s'écroule ruiné par un mari aux accents de Madoff.
Jasmine ne le supporte pas.
Pour se reconstruire, elle part vivre chez sa soeur à San Fransisco. Une soeur qu'elle a longtemps rejeté car si "différente" d'elle, si inférieure... Une soeur au large sourire et au bon coeur, caissière dans un supermarché. Une soeur "qui a hérité des mauvais gênes" et qui refait sa vie avec "un brave type" qui dégoûte Jasmine.
En  1990, Alice / Mia Farrow  sortait de son néant en changeant de vie pour suivre son modèle Mère Thérésa et consacrer sa vie à une cause et à ses enfants...
En 2013, Jasmine/ Cate Blanchett s'enfonce dans son néant comme les olives dans ses martinis qu'elle boit à longueur de journée. Tout sonne faux dans ses tentatives de "rehabe" sociale. Sans argent ni statut, elle n'est rien. 

Woody est aussi drôle que noir. Cate Blanchett aussi superbe que désepérée, portant le rôle avec le charisme, la classe d'une Gena Rowlands. 

Un film sans concession sur une époque sans morale,
Sans issue ?


ps : sur IG j'appelle ça #critiqueentoc le but étant avant tout d'écrire les émotions ressenties, de partager des sentiments pas de faire une critique de film. Ces petits textes sans prétention  font partie du plaisir que je prends encore à alimenter ce blog.