24 sept. 2012

Memento










Quelques photos prises au jardin cet été (cherchez l'intrus ;-))
Je note ici ce qui a poussé ou non dans mon potager cette année
Les matins, je dit bonjour à mes six carrés avec mon bol de thé fumant dans les mains, les pieds mouillés dans l'herbe.
Tous les soirs, je me presse de les retrouver. Je regarde, je soigne, j'arrose, je lui parle.

Ce qui a bien poussé : les fraises, les haricots verts (normal, mon grand-père veille), les courgettes, les courges, les cornichons, les épinards, les petits pois, les patates

La catatrouille : les aubergines, les tomates, 4 pieds de sauvés sur 12 du terrific Mildiou le ravageur.

4 ans de jardinage et on commence tout juste à se comprendre mon potager et moi... Comme l'année dernière, je pense agrandir et faire encore deux carrés supplémentaires.

Ce week-end nous avons coupé la première courge, une moitié en soupe et l'autre en galette

Galettes de courge :
courge râpée + graines de courge grillées + 3 oeufs + un peu de farine + du parmesan on forme des galettes et on fait dorer à la poele dans un peu d'huile, avec une salade parfait pour un dimanche soir).

19 sept. 2012

Camille redouble




En sortant hier soir de la projection de Camille Redouble, je me suis dit « Quelle artiste cette Noémie Lvovsky !". A la fois scénariste, réalisatrice et comédienne, elle signe  une pépite d’intelligence et  d’émotion.

Noémie Lvovsky nous emmene dans son monde avec son sourire désarmant et ses yeux qui vont partout à la fois. Elle nous fait adhérer tout de suite à ce conte loufoque et terriblement humain.

Camille a 40 ans, ses parents sont morts et son amour la quitte. Elle se rend  bien avinée à une soirée de nouvel an organisée par ses amies de lycée. En chemin elle s’arrête chez un drôle d’horloger pour faire réparer sa montre, cadeau de ses parents pour ses 16 ans et faire couper sa bague, cadeau de son amour. L’horloger, Jean-Pierre Léaud,  est un peu sorcier. C’est chez lui que la bague a été achetée, une bague de conte de fées que Peau d’Âne n’aurait pas reniée.

Camille et ses amies dansent  sur Walking on sunshine. Camille boit. Trop. Et quand elle se réveille elle est à l’hosto, l’infirmière a prévenu ses parents. Camille a 16 ans et va « revivre » une des années charnière de sa vie : la mort de sa mère, son premier amour et son premier enfant. Une année dans laquelle se trouve les fondements de son existence actuelle.

Replay. On est en 1984. Camille retrouve sa chambre et ses posters, s’habille avec son collant à motifs léopard, sa mini-jupe avec une grosse ceinture élastique. Le lendemain,  sa maman la réveille pour aller en cours et elle enfourche son vélo avec dans les écouteurs de son walkman « 99 Luftballons ».

Camille a 16 ans mais elle connaît déjà la suite. Dans quelques semaines sa maman va mourir. Dans quelques semaines, celui qui va devenir sa moitié va l’embrasser à la lueur d’un réverbère.

Camille a l’énergie de la jeunesse et la peur du futur. Elle rit et chahute avec ses trois amies mais le soir elle supplie sa maman d’aller passer un scanner qui, elle l’espère, pourra la sauver de cette mort annoncée. Elle fuit autant qu’elle le peut Eric car elle redoute de souffrir comme elle souffrira des années plus tard quand il la quittera pour une plus jeune. Mais Eric et Camille sont comme deux aimants, rien ne peut empêcher qu'ils s'attirent.

Camille redouble est un concentré des moments forts de l'adolescence "Bien sûr que si on la choisit sa vie, à chaque instant" revendique la brunette longiligne du quator de copines avant de plonger à poil dans  la piscine municipale, en pleine nuit, une bière à la main.

Camille redouble est un film aigre-doux. J’ai été très émue par l'idée de Camille - Noémie Lvosky de capturer la voix de ses parents,  par son désir de vivre pleinement ce qu’elle sait être les dernières fois : la dernière galette des rois, la petite chanson tous les trois. Ce film regorge aussi de phrases magnifiques sur l’amour comme   « Avec lui j’ai fait l’amour 17 000 fois mais à chaque fois c’était une nouvelle fois »

En revenant l’année de ses 16 ans, Camille fait sa paix avec son passé et cela lui permet de revenir apaisée dans son présent …

Dans ce petit bijou où l’on rit en même temps qu’on pleure et où l'on pleure en riant, il y a Yolande Moreau et son jeu de chat toute en finesse et élégance, il y a Denis Podalydès en professeur Tournesol tourneboulé par les charmes de Camille et gardien de son secret ... Il y a Mathieu Almarric là où on ne l'attend pas et Riad Sattouf là où il excelle. Il y a une bande-son qui mixe les créations de Gaëtan Roussel et les standards so 80's et il y a la voix de Barbara.

En sortant du cinéma, sous un réverbère dans les bras de mon amour, j'avais envie de dire merci à Noémie Lvovsky, qu'elle entende ma reconnaissance pour m'avoir donné ce moment rare au cinéma. Il y a de Camille en moi.

17 sept. 2012

130 ♡

J'ai le coeur qui va plus vite que la tête
ça me joue des tours parfois
J'ai un coeur qui n'en fait qu'à sa tête
et ça me va

Je pourrais vous expliquer les 1 001 raisons que j'ai eu de tricoter cette écharpe  pour mon amie Alexandra mais il n'y en a qu'une seule de bonne : j'avais envie qu'elle entende battre mon coeur pour elle et pour sa maman.



Avec Emma on l'a baptisé Love Scawl cette écharpe/châle dont les motifs de dentelles forment des coeurs. Elle a traduit le pattern en français et c'est bien mieux. Je vous mets le lien Ravelry au cas où l'envie vous prendrait de dessiner des coeurs avec des aiguilles.

Love Scawl tricotée en Coast mélange laine et coton d'Host Garn Coloris Denim Tricoté en double aiguilles 4
Un grand merci à Barbara du Comptoir qui a assuré mes livraisons cet été sous le figuier

Edit : pour voir 130 coeurs autour d'un joli cou c'est par

12 sept. 2012

Splach !


Hier soir, après un an d'abstinence, j'ai retrouvé le chemin de la piscine olympique à côté du bureau pour faire mon kilomètre de brasse coulée.

Bonnet rose en plastique, check
Lunettes bleu, check
Maillot avec les bretelles moches dans le dos, check

Je n'ai jamais eu l'habitude d'être fashion à la pistoche mais la séance d'hier m'a carrément plongé dans une autre dimension : j'ai nagé avec le troisième âge... Pas à cause de l'arthrose, non, pas encore,  à cause du look !!!

En 2012, à la piscine olympique du coin, on est trèèèèès loin de l'élégance de la piscine de la Villa Noailles, de la jolie combinaison tricotée, du bonnet à fleurs ...

En 2012, à la piscine olympique du coin, déjà tu ne nages pas la brasse coulée.
En 2012, tu es Manaudou frère, tu te propulses dans l'eau, nuance !
Tu as des gants palmés façon pieds de Daffy Duck et des petites palmes fluo du fournisseur officiel de matériel de sport moche (tu vois bien ça commence par Dé...). Tu as des lunettes "miroir" -  pour ne pas les confondre avec tes Ray-Ban pilote elles sont plus petites -  et des pinces nez sûrement élaborés à la Nasa.
Les exploits des nageurs à Londres ont infiltré ton corps en V, tu sors du bassin pour embrasser ta soeur et chanter la Marseillaise !

Au bout de dix minutes, je me suis donc retrouvée dans le couloir des mémés. J'ai fait ma brasse coulée très très 1990. Avec mes nouvelles copines on se souriait en se croisant, on tournait la tête quand un grand nageur palmé nous éclaboussait et on s'arrêtait souffler de temps en temps...

Mon kilomètre avalé, je n'étais pas au bout de ma descente en enfer gériatrique, puisqu'une fois dans les douches collectives (ô joie ô bonheur), après un bref coup d'oeil, j'ai pu confirmer ma théorie "plage" élaborée cet été : TOUT le monde de 30 à 50 ans est tatoué !!!

La nageuse 2012 porte des étoiles à la cheville, des jolies arabesques végétales dans le dos (les tatoueurs ont un pack Géant vert ou quoi ??)  ou des petites coeurs à la chute des reins. J'ai aussi repéré une foultitude de symboles "maoris" ...  à croire que ma piscine olympique est jumelée avec celle d'Auckland !

En 2012, je nage avec les mémés, je me douche avec les mémés, je vais finir par leur proposer d'aller tricoter après !

(sinon cette merveilleuse piscine en photo est celle de Lausanne, buanderie piscine d'Haldimand, 1910-1920)

9 sept. 2012

Des bougies au jardin

En fin de matinée, nous avons demandé à Mister Wood de nous accompagner ... L'endroit avait été gardé secret ces derniers jours.
Un chouette resto avec des airs de guinguette au bord de l'eau et un festival de jardins dans un lieu que nous aimons beaucoup nous parraissait être une bonne façon de souffler ses bougies.

Nous nous sommes régalés de poissons au Bistrot du Château de Germigney avant de mettre les pieds dans l'eau puis de déambuler dans les dix jardins proposés pour le parcours Jean-jacques Rousseau à la Saline Royale d'Arc-et-Senans.

Ce 12e festival des Jardins est une réussite et l'exposition "Amitiés végétales" le complète très bien. J'ai particulièrement aimé le travail de Frédérique Lucien avec des jeux de couleurs et de formes végétales.

Les garçons sont toujours fascinés par les maquettes du musée Ledoux, à ne pas rater ! 


 



 







 





"J'ai besoin de me recueillir pour aimer"
Je ne connaissais pas cette phrase du promeneur solitaire que j'ai vite faite mienne.

6 sept. 2012

Home work



La rentrée s'est bien passée avec un Ruben qui dort presque dans son lit (ouf!) et prend le chemin de l'école avec plaisir.
Partir ça va ... mais rentrer et faire ses devoirs c'est nettement moins fun surtout quand il fait beau et que la balançoire, la cabane et le bac à sable vous appellent !
 "Quand même ils ont de la chance les maternelles, ils ne ramènent pas du boulot à la maison !"

Longue va être la route mon petit Anakin !

2 sept. 2012

Jour de fête









Des robes Maud de Citronille en Misty pour les cousines et une tunique en capel turquoise des Intemporels pour enfants pour Ruben pour compléter la chemise (achetée) de son frère : la tribu était sur son 31 pour fêter Simon !