30 mai 2012

In love with Rex

Ah la la mai se termine et  je ne vous ai toujours pas parlé de la grande histoire d'amour
que vit Rubinou avec son livre de dinosaure !
Mais attention pas n'importe quel livre de dinosaure ...
Pas un de ces livres encyclopédie où sa pauvre mère bute à chaque nouvel intitulé barbare ... "oh un Carchadodontosaurus, et ça c'est un Ekrixinatosaurus ..." (à répéter 10 fois avec un crayon entre les dents)
Depuis quelques semaines, Rubinou est in love with Rex ... et Iggy

"Rex et moi" de Fred Bernard et François Roca (Albin Michel Jeunesse) raconte l'histoire d'un petit dinosaure Iggy Pick (aaah l'hommage à l'iguane Iggy Pop j'adore !!) qui se voit contraint de quitter la  forêt où il règne en maître sur les insectes pour une contrée peuplée de GROS dinosaures.

C'est en sauvant sa copine , qu'il rencontre pour la première fois le très grand Rex. S'en suit une très chouette histoire d'amitié et d'entre-aide... Iggy n'est pas costaud mais il a la tchatche et le sens de la débrouille et ça marche !

Ruben s'est complètement identifié à l'histoire et il passe des heures à se faire les dialogues qu'il connaît par coeur. Mon petit doigt me dit qu'à quelques mois de sa  rentrée au CP (no comment merci), savoir que grands et petits peuvent vivre en harmonie doit sacrément le rassurer !!









27 mai 2012

Journée de Cocagne

C'était pourtant mal parti ... des orages annoncés sur Lyon
et la décision de faire demi-tour... le pique-nique aura lieu
vers notre Source préférée sous les grands arbres
Une journée comme je les aime, au parfum d'été
Les plus courageux à l'eau
les autres à la recherche de bois pour faire des moulins
Un tricot qui avance
Du poulet à manger avec les doigts
Un copain pour partager tout ça
même la couleuvre n'a pas bougé
Et ce soir l'occasion de déguster un granité chocolat blanc fleur d'oranger
et une salade feta-pastèque-menthe-concombre blanc
En admirant le coucher de soleil un verre de rosé à la main
Merci !!













 








Edit : en faisant le lien sur le billet de l'année dernière, je me rends compte que nous allons voir cette source quand nos projets du jour sont contrariés et j'aime bien l'idée ;-)


Recette du granité chocolat blanc fleur d'oranger : faire fondre le chocolat blanc au bain marie, mélanger 1/2 litre de lait entier avec 4 oeufs et 4 cuillères à soupe de fleur d'oranger, le chocolat blanc Bien mélanger Mettre au frais puis une fois le mélange refroidi dans la sorbetière
(pas la peine de rajouter du sucre, le chocolat blanc l'est bien assez)

25 mai 2012

Mozart en mai mineur


Un concert improvisé par Marius en fin de journée
Des notes pour dire qu'il était "presque" guéri
Des notes pour dire que ce n'est pas facile d'être différent au collège, encore moins qu'au primaire
et que parfois ça fait tellement "trop" de choses à surmonter
que le corps se met en retrait
...
Marius a parlé, nous l'avons écouté, conseillé, rassuré de notre amour et de celui de ceux qui l'entourent
...
Ce soir, dans la lumière du soleil qui se couche derrière les collines,
Les notes se sont envolées
Et Marius a retrouvé son sourire
...

« Impose ta chanceserre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.  »







Pendant ce temps, Ruben improvisait une "Danse des bananes" ???!!
Joséphine Baker sort de ce corps !

24 mai 2012

Mai ... c'est l'été !







Ce soir on a pu manger dehors pour la  première fois
Les épinards, les haricots et les petits pois poussent enfin !
Les fraises sont toujours vertes
J'ai commandé un nouveau banc à Mister Wood et aux boys pour ma fête des mères
On a mis une guirlande à la cabane des enfants
Et les câlins du soir ont repri dans le grand hamac
...
Mai(s)... c'est l'été !

23 mai 2012

De rouille et d'os




Je crois que j’ai encore dû dire « put#in » en sortant de la salle, ce qui montre bien l’étendu de mon vocabulaire et ce qui me place immédiatement au rang de jury à la Quinzaine des réalisateurs  ;-)

De rouille et d’os il est donc question. De cœurs rouillés, d’os cassés.

Ali est sans toit ni loi, il a son corps comme moteur et un fils de 5 ans qui lui tombe dessus. Il se réfugie chez sa sœur dans la lumière du Midi. Là-bas, cet être de peu de mot croise la belle Stéphanie, dresseuse d’orques au Marineland du coin. La dresseuse porte la jupe courte  et regarde Ali de haut…
C’est pourtant vers lui qu’elle se tournera privée de ses jambes à la suite d’un accident avec un orque. C’est lui qui la redressera.

De rouille et d’os il est donc question mais aussi de sel et de sang.

Le sel, celui des larmes de Stéphanie qui coulent lentement. Clouée sur son lit ou son fauteuil, elle perd le goût à la vie, le goût d’elle-même. C’est aussi ce sel qui la ramènera à la vie lors d’un sublime bain de mer, son premier depuis l’accident, dont elle sortira,rayonnante, portée sur le dos d’Ali, ses moignons bien visibles.

Le sang, sur les mains d’Ali qui boxent d’autres hommes lors de combats sauvages, le sang qui sort des bouches en filé. Le sang sous la peau de son fils envoyé au tapis par un père qui cogne car il ne sait pas dire, pas élever.

S’élever. C’est  l’axe du film. Comment on s’élève quand sa vie se résume aux coups reçus et rendus, à être « opé » ou « pas opé » (entendre opérationnel ou pas). Comment on élève un petit garçon, comment on lui donne un exemple. S’élever ou se relever quand la vie vous met à terre au sens figuré comme au sens propre pour Stéphanie.

Et puis il y a l’amour. L’amour qui au départ est un truc presque hygiénique entre une infirme qui ne sait plus si « ça fonctionne ou pas » et un type qui est une machine même au lit. Au fil du film, au fur et à mesure que chacun se relève, il sera question de délicatesse puis même d’amour. L’amour de soi, de son enfant, d’une femme et d’un homme mutilés puis reconstruits.

De rouille et d’os, de sel et de sang, de sens et d’amour… tout ça ne fait jamais trop porté par le regard d’Audiard qui filme les gens au plus près.  Un cinéma de myope qui n’aurait pas mis ses lunettes et qui s’approche pour mieux regarder, pour mieux comprendre. Il filme les peaux et les mains, le soleil en face et les camions dans la nuit. Il regarde comme on touche, comme quand le fils d’Ali caresse la prothèse de Stéphanie en lui demandant « si ça fait mal » .

Je suis ressortie du cinéma en disant « put#in » avec les yeux rouges car la vie filmée par Audiard c’est une caresse qui fait mal, qui vous bouscule. Je me suis dis que « De rouille et d’Os » était le pendant de « Regarde les hommes tombés », que pendant presque deux heures, on les avait vu tomber, puis  se relever à la faveur de ces quelques mots chuchotés du bout des lèvres : « Je t’aime ».

21 mai 2012

Accro

Chacun à sa façon
prenant du plaisir  entre ciel et terre
à chercher l'équilibre, le bon apppui, se lancer, crier pour se donner du courage
ou rigoler un bon coup
Faire le parcours super vite ou en prenant son temps...
Parfois sauvés par des moniteurs très attentifs (gloups !)
C'était chouette de les voir évoluer dans tout ce vert
même si parfois j'avais le vertige rien qu'en les regardant si haut, si haut !!
C'était chouette de les entendre dire "Encore!" dès qu'un parcours était terminé !
D'avoir le temps d'observer comment, tous différemment, ils se lançent dans l'aventure
et après deux bonnes heures à ce rythme-là
 ... devinez quoi ? ...
Ils n'étaient même pas fatigués !!!

Comme dit Rubinou "mais Maman tu sais bien qu'on est accro aux branches" ... ben tiens !