3 déc. 2009

Confidences dans les Herbes folles...




Agnès et Clem m'ont demandé 7 confidences et je séchais un peu...
Mais en sortant du film "Les Herbes folles" d'Alain Resnais, j'ai eu envie de vous livrer sept confidences inspirées par ce génie du 7e art.


Avant...
Je vous encourage, que dire, je vous invite vivement à aller voir "Les Herbes folles" ! A plus de 80 ans, Alain Resnais livre un film complètement loufoque, terrible, drôle, irrésistible. Les acteurs sont tous formidables : Dussolier qui a parfois le regard d'un Jack Nickolson, Azéma étourdissante, Emmanuelle Devos en dentiste surprenante, Mathieu Almaric (mon acteur préféré) en policier grand-guignolant et Anne Consigny (une actrice que je trouve d'une grande finesse) et puis la voix off est assurée par Edouard Baer... 
C'est simple en sortant du film j'ai dû répéter à Mister Wood au moins 100 fois les mots : génial, amour du cinéma, audace, liberté, ah ces décors, et là t'as vu quand ?...
Il est habitué, Resnais, me fait souvent de l'effet ;-)

C'est la critique du Monde qui en parle le mieux :
"La nouvelle folie d'Alain Resnais, 87 printemps, oeil vif et talent à revendre, arrive sur nos écrans. Les Herbes folles sont l'un de ses plus beaux films. Une étourdissante leçon de liberté et de fantaisie. Un exercice de haute voltige, adapté d'un beau roman de Christian Gailly (L'Incident, Editions de Minuit, 1996), mais qui n'a pas volé son nouveau titre : comme les herbes folles, le film semble avoir jailli par incongruité poétique au beau milieu d'un monde hostile, ensemencé par la grâce, poussé par l'esprit qui souffle où il veut. C'est d'ailleurs, du moins en apparence, une histoire d'amour insolite et légère, qui réunit un couple drôlement improbable. 

lle, c'est Marguerite Muir (Sabine Azéma), célibataire entre deux âges à la frimousse enfantine, tignasse rouge ébouriffée roulant en voiture décapotable jaune, collectionneuse de chaussures de marque, dentiste de profession et pilote de Spitfire. Une bourrasque de charme échappée d'un comic book. Lui, c'est Georges Palet (André Dussollier), sexagénaire à la retraite installé auprès d'une femme aimante dans un coquet mais décrépit pavillon de banlieue, attelé au bricolage domestique comme à un expédient thérapeutique, cachant de fait sous la routine à laquelle il s'astreint un lourd secret qui le profile comme un probable danger public. Le feu sous la cendre.
C'est un portefeuille qui va raviver ce feu. Il a atterri dans le parking souterrain d'une galerie commerciale, après que Marguerite se le fut fait voler en sortant d'une boutique. Il attendait pour ainsi dire Georges, qui tombe dessus en reprenant sa voiture. Tandis qu'il découvre les papiers d'identité, une curieuse idée s'impose à lui avec la force de l'évidence, qui se transformera en dangereuse obsession : rencontrer sa propriétaire, dont il semble déjà épris. De ce hasard changé en nécessité découle un fleuve de péripéties servies par une mécanique précise, enjouée, flirtant avec l'absurde, l'inquiétant et le merveilleux. Discrètement émancipée des règles du réalisme, sans pour autant verser dans le surréalisme abracadabrant, cette histoire invite le spectateur à s'engouffrer dans ses absences, à pénétrer ses mystères, à partager ses indécisions."


Alors, alors ces 7 confidences ???


1. Je rêve comme Sabine Azéma au début du film de pouvoir essayer TOUTES les chaussures d'un grand chausseur (Louboutin, Marc Jacobs, Roger Vivier...) 
2. Dans chaque film de Resnais il y a une réplique qui est écrite pour moi. Dans celui-là : "Les mots n'ont jamais tué personne. D'ailleurs les livres sauvent la vie."
3. J'adore les films où il y a une scène dans un café la nuit avec des néons et des chansons guimauves dans un jukeboxe 
4. La dernière réplique du film "Dis maman quand je serais un chat je pourrais manger des croquettes" est déjà écrite sur mon carnet. C'est une petite fille qui parle mais se pourrait très bien être l'un de mes fils...
5. Quand il filme les herbes hautes j'ai terriblement envie de marcher pieds nus dedans ce qui n'est pas compatible avec ma confidence numéro une...
6. Avant d'ouvrir ce blog, je voulais en créer un qui se serait appelé "On connaît la chanson"  
7. Sur un tournage d'Alain Resnais je rêve d'être décoratrice.