6 juin 2009

Dans mon panier

Hier dans mon panier de l'Amap (association pour le maintien d'une agriculture paysanne), j'ai trouvé mon premier concombre et mes premières courgettes. Cela faisait longtemps que je les attendais. Chaque semaine, des agriculteurs bio de la région fournissent notre association en légumes, en fruits et en miel. Nous avons aussi du pain, des oeufs, des fromages de chèvre et du vin. Avec d'autres amis, nous nous regroupons pour acheter des poulets, du porc et des lapins à un éleveur qui soigne ses animaux comme tous devraient le faire.

Bien sûr, il y a des jours où je rêverais de voir apparaître dans mon panier des aubergines et des poivrons pour faire des recettes de petits-farcis comme dans le livre de Michel Beihm qui ne me quitte pas. Mais je m'entends expliquer aux enfants nos choix et le bonheur d'attendre que les fruits et les légumes poussent vers chez nous pour pouvoir en manger.... Je calme donc mon envie et je regarde les images .... je tourne les pages pour trouver la recette que je vais faire avec mon panier.


Dans mon panier, il y a aussi les fleurs des champs et les petites cerises aigres cueillies par les enfants en ballade. Un Paddington qui veut sentir les herbes dans ses jambes et hop qui enlève son pantalon ! Marius qui fait la liste des bonheurs de la vie ici à son meilleur copain qui va bientôt quitter la ville pour s'installer dans un village voisin. Je me souviens de ce recueil de poésie de Queneau "Courir les rues, battre la campagne, fendre les flots"... 

Dans mon panier, Madame La Rimule, il y a aussi ma carte d'électeur. Demain, j'irai donc "Courir les rues de la ville" pour aller voter. Même si j'ai trouvé cette campagne très en dessous des enjeux européens, des enjeux d'avenir pour nos enfants, n'ayant tiré aucune leçon du passé et des promesses de paix que représentait l'Europe pour mes grands-parents (paix économique et sociale) au lendemain de la guerre. Hier, le film Home donnait les clés au plus grand nombre pour comprendre que notre avenir, celui de nos enfants, est compté. Demain, en votant, je penserai donc à mes enfants et à mes grands-parents. Tout est lié, disait hier Yann-Arthus Bertrand, oui tout est lié.