17 mai 2009

Echo

Il y a des billets qui font écho.

Comme ici, quand
Madame Chacha vous dit que, non contente d'amasser des blogobjets, la blogueuse est aussi fan de Jacques Tati. Vous pensez à cette affiche, achetée il y a 15 ans. A l'époque, vous vendiez des affiches anciennes dans une galerie d'art.
Une affiche sur laquelle on voit encore les traces de scotch. Un film dont vous aimez la poésie et le burlesque. En voici une de vos scènes préférées.







Ou encore ici, quand Marielle affiche ses couleurs. Vous allez chercher dans votre bibliothèque, un vieux nuancier, "L'Astrolin", dont les noms de peinture vous font rêver.
Andrinople clair / Bleu de Prusse / Havane / Vert réséda clair / Brun Van Dyck





Et puis il y a des billets dont les mots vous touchent, vous bouleversent au-delà de l'écran.
Parce qu'en les lisant elles, c'est vous que vous voyez.

Des mots qui vous ramènent à votre enfance.
Echo à votre place à l'arrière de la voiture familiale.
Echo au manque de place, au manque tout court. A la vie qu'il faut rêver pour ne pas tomber.

Des mots qui vous ramènent à un troisième enfant que vous n'aurez pas.
Une liste des instants de vie dont il faut faire le deuil.

Des mots qui provoquent des larmes.
Des larmes qui restaient coincées depuis l'opération de Marius.
"Ils l'ont sauvé. Je ne peux que me réjouir."
Les larmes sont sorties.
Des larmes qui sont aussi la vie.
Un écho à la vie dans ses pleins et dans ses vides.