31 oct. 2009

Haut les coeurs, haut les seins !

Parce que le film de Solveg Ansplach "Haut les coeurs" avec Karin Viard m'a profondément marqué.
Parce que je n'oublierais jamais ce médecin de garde qui est entré dans notre chambre, lors du diagnostic de la malformation de Marius,  en me disant "Surtout n'allez pas sur internet !"
Depuis j'y est passé des heures à m'informer, à fouiller, à lire des thèses...
Parce que je suis persuadée que l'aventure dans laquelle elles se sont lancées aidera forcément des femmes.
Bravo et merci !


30 oct. 2009

Du pain et des jeux !

Du pain et des jeux pour deux petits fauves très heureux d'avoir maman lionne à la maison....

Des jeux
Hier soir, pour marquer mon premier soir en vacances, j'avais promis à Marius une partie de "Panic" en famille 
;-) Un jeu où il faut donner un maximum de mots avant que le chronomètre ait fini son tour.
7 auteurs célèbres ça me va mais 7 émissions de jeux à la télévision c'est l'horreur !
Mon grand garçon tour à tour : très concentré, très énervé de perdre,  impatient qu'on se trompe, hilare quand ses parents ne trouvent pas les réponses et disent n'importe quoi !







Du pain
Ce matin, préparer avec eux les Muffins du placard. Une recette de base de muffins qu'on adapte avec ce qu'on a dans le placard et les goûts des gens  à qui ont va les offrir. Des muffins pour se faire plaisir en cuisinant tous les trois et pour faire plaisir à une famille qui fait une pause sur sa route pour nous voir. Ce matin nous avons inventé les Muffins du Sud  (farine, farine de châtaigne, poudre d'amandes, sucre, levure, raisins secs, oranges confites, figues sèches, oeufs, beurre; lait).





Du pain et des jeux...
C'est manger des muffins au parc avec Marie et S. en regardant nos petits fauves...
Merci, c'était vraiment un premier jour de vacances idéal !



(photo prise par Marius)

29 oct. 2009

Humeurs vagabondes








Il y a des matins sans enfant à déposer où je peux prendre une autre route pour aller travailler. 
Une route qui coupe la forêt, descend vers les vignes et longe les étangs et les trains chargés...
Des matins, rares, où je peux choisir d'écouter de la musique pour me réveiller, des infos pour me donner la migraine ou des chants de prière. 
En écoutant les voix s'élever dans ma voiture, en regardant les paysages défilés, mon esprit vagabonde...
Saute des amis à inviter, aux idées de couture et de recettes, aux listes des choses à faire pour que chacun ait un cadeau "home made" pour Noël... 
Mon esprit s'arrête aussi sur des colonnes de chiffres, des décisions à prendre, des comptes et des calculs...
Mon esprit m'énerve...
N'est il capable que de ça pour aider mon alter-ego à voir l'horizon dans ce brouillard opaque ? 
Ne peut-il rien proposer de mieux que de faire et de refaire des lignes sur un carnet de commandes vide ?
Mes mains savent caresser, bercer, apaiser, mes bras envelopper, mon coeur écouter 
Et là mon esprit ne saurait que compter ?
Les trains se chargent. Les oiseaux volent au dessus de l'étang.
Les soeurs ont fini de chanter.
Il me faut grandir encore, affronter les peurs d'un demain plus incertain.
J'écoute la voix qui me dit qu'Il est là pour m'aider sur ce chemin.
J'écoute ma voix qui dit "Aie confiance" 
Sur le sol du parking, des flèches dans les deux sens, 
Dans un sens ou dans l'autre, on finit par sortir...


25 oct. 2009

Tambouille et bonnes bouilles # HSE #

Des heures de tambouille pour réaliser ce  (gros) pot de crème de marrons à la vanille...
Mais, d'après ceux qui ont léché les cuillères, ça valait le coup .... 
Et comme sur du fromage blanc, avec de la compote de pommes, dans des gâteaux, ici on est accro, je crois que je vais recommencer à tambouiller !
(Morgane je te vois saliver derrière l'écran... ;-)...)




De la tambouille, aux bonnes bouilles que j'avais promis à Charlotte, il n'y a qu'un temps (oui je sais on se tient les côtes tellement j'ai mangé des blagues carambar ce soir...)
Le temps de s'installer dans mon club pour feuilleter ce recueil de portraits des années 50 "Visages d'enfants" de Jaboune et Marcel Natkin qui date de 1946. J'adore les coiffures, les petits habits, les poses très étudiées...Et vous ? 






 Pour voir tous les autres HSE c'est chez Poppy of course !


Edit de 23h55 (il faut vraiment que je vous aime...)
La recette bidouillée de la tambouille


Il faut déjà inciser toutes les châtaignes en en faisant le tour complet avec un petit couteau très pointu.
Les mettre dans l'eau bouillante pendant 30 minutes
Les passer sous l'eau froide et sans attendre commencer à enlever la cosse et la peau marron (c'est là qu'on s'amuse). La châtaigne doit se détacher sans trop accrocher.
Une fois cette interminable opération réalisée, il faut réduire les châtaignes en purée au mixeur.
Peser la purée de châtaignes
Pour 1 kg de purée j'ai mis 600 grammes de sucre et 4 gousses de vanille fendues (on peut rajouter du rhum selon les goûts)
Mettre le sucre et un verre d'eau et les gousses dans une casserole
Porter à ébullition 3 minutes
Rajouter la purée de châtaigne
Bien mélanger
Faire cuire 25 minutes à feu doux. Arrêter quand la purée est consistante et qu'elle adhère aux parois de la casserole.
Mettre dans des pots ébouillantés. Faire lécher la cuillère aux gourmands...
Have fun !

24 oct. 2009

La colère






Ce matin, Pad s'est levé en me disant que je n'étais pas commode, que j'étais une sorcière...
Levé du mauvais pied, il a traîné sa mine boudeuse toute la matinée ... petit à petit je sentais qu'elle montait.
Un placard qui ne s'ouvre pas comme il veut pour prendre ses chaussures, une maman occupée à préparer le repas de midi et elle a éclaté. Une colère terrible.
Depuis la rentrée, elle revient souvent cette Dame Colère et ses compagnons les cris, les larmes, les pieds qui trépignent et les poings que l'on serre. Pad est pris dans ses filets et semble lui-même dépassé.
Depuis quelques jours au lieu de le consigner dans sa chambre en attendant que la colère parte, je le prends contre moi malgré les coups de pieds qui fusent et je le berce en chantant.
En chantant la chanson d'un jeune garçon qui casse des amandes en attendant sa belle...
Les premières minutes sont douloureuses pour mes oreilles mais petit à petit la colère s'en va...
Alors on cherche ensemble d'où elle est partie : de la terrible boîte à colère, le chemin qu'elle a fait pour arriver aux pieds, aux poings, à la bouche qui crie, aux yeux qui pleurent et comment on a réussi en écoutant la chanson, en respirant à la refaire devenir toute petite...
A chaque étape, comme dans le livre "Le grand monstre vert" on lui dit "Va t'en la colère des pieds", "Va t'en la colère des poings" et à la fin on lui dit "Ne reviens jamais"...
Ma main sur son ventre, je sens le souffle de mon petit garçon s'apaiser jusqu'à la prochaine fois...
Il est long le temps des colères mais mes bras sont assez grands.

21 oct. 2009

Taguée...1/10e et jaune...

Taguée par Sophie (Tout ce que j'aime) et Arts de vivres pour vous montrer la dixième photo de mon premier dossier...Et là comme un Couac .. parce que belle-maman en pyjama avec ses deux petits fils sur mon blog...
...ben non ! 
Alors j'ai inversé, j'ai pris la première photo du dixième dossier...et là ...
Illumination ! 
Mes photos de l'Ile d'Yeu en avril 2008, une semaine de bonheur !
Une semaine la tête au vent à pédaler entre la terre et la mer
A regarder les bateaux aller et venir 
A choisir au port les repas du jour
A laisser son regard partir...en respirant l'odeur des ajoncs en fleur (je trouve que ça sent la noix de coco et vous ?)
Une semaine tout en jaune pour la belle bande de jaune addict ;-)





Au fait, la première photo du dixième dossier pourrait s'appeler "Un air de famille "...




















19 oct. 2009

La soupe




Sur le feu, ce soir il y a ma soupe, une soupe tout bête aux légumes du panier avec quelques feuilles de laurier et des tomates séchées. Ce soir les enfants dorment chez leurs papinou-maminou, au chaud et loin de l'odeur qui imprègne encore toute la maison. 
L'odeur de suie et de feu.
Sans le sang-froid et les réflexes de leur papa, ce soir nous n'aurions plus de maison. Le poêle a trop chauffé (on ne comprend toujours pas pourquoi) et le feu s'est répandu dans le mur salon. Pendant que j'évacuais les enfants, Mister Wood a fracturé le mur et appuyer sur la manette de l'extincteur. Les voisins étaient très vite là pour nous prêter main forte.
Les enfants à l'abris, les gravas évacués, des heures de ménage plus loin, j'ai tourné le dos aux traces du feu, à mon salon éventré, pour éplucher les légumes. Parce que comme dans l'histoire de Marius au bout d'un moment il faut bien manger..
Demain soir, tous les 4 autour de la table, dans notre maison, nous mangerons la soupe...Celle dont l'odeur se mêle à la suie, celle qui mijote à petit feu.
Je savourerai chaque cuillère en pensant à notre chance.


ps : ce soir Mister Wood a vérifié les alarmes à incendie et promis d'en installer encore une autre pour me rassurer...ça va si vite...

15 oct. 2009

Pagaille à la ferme



mon grand rêveur, mon doux...

"Pagaille à la ferme", c'est le titre de la première histoire que Marius a écrite pour son frère mardi soir.
Autant vous dire que Pad était très heureux que son grand frère lui ait fabriqué une histoire du soir.
Je vous l'ai recopiée avé les fôtes !
et je vous laisse juge du message et de l'animal par qui la paix revient à la ferme !





Pagaille à la ferme

Il était une fois une ferme où il éclatait tout le temps des disputes en
tous genre. Tenez, par exemple : tu a plus de nourriture que moi se
plaignit la vache. N’importe quoi ! renchérit le cheval, C’est toi qui
mange tout l’avoine §
- Oui , mais toi, tu manges tout le blé ! et j’en passe.
Bref, tout le monde se disputé tout le temps.
Mais il y avait la chèvre qui elle arange tout.
Je vais vous raconter l’histoire de la fin de toutes les disputes.
Ecoutez bien : cette fois-ci le sujet de la dispute était la beauté.
Admire ces taches noir sur mon beau pelage blanc ! se vanta la vache.
Ce n’est pas de la beauté, dit l’âne
Mais, cette queue se balançant de droit à gauche et de gauche à droite !
Alors intervint l’oie
C’est moi la plus belle, regardez ce bec ! Il ressemble à de l’or !
Et bientôt toute la ferme se dispute : la vache, l’âne, l’oie, le canard,
la mère poule et ses enfants, le cheval, le cochon, le lapin et même le
toro ! C’est alors qu’arriva la chèvre.
Elle dit sur son habituel ton calme et reposant :
Pourquoi vous disputez ? Ne sommes nous pas tous aussi beau quelque part ?
hein ?
Alors arretons de nous disputer et allons manger
Oui, oui, allons dirent en cœur tous les animaux
Et c’est depuis ce jour qu’il n’y a plus aucune dispute à la ferme.



Quant à l'effet sur son frère...je vous laisse juge (la photo date d'hier endormi à 18 heures dans la voiture réveillé à 7 heures ce matin...visiblement la sieste à l'école c'est pas ça...)







13 oct. 2009

My Mug

My Mug :  un prototype et ses dessins d'Emi Yatsuzaki.
Mon coup de coeur à la dernière édition de la Design Parade de la Villa Noailles (encore ? oui encore ! et non je ne suis pas sponsorisée...ceci dit si le directeur veut bien m'offrir un job, j'arrive !)
My Mug : tant de poésie autour de l'eau, du café...
Georges peut aller se rhabiller de toute façon ses capsules qui polluent (en plus de coûter un bras) ça fait bien longtemps qu'ici on ne les utilise plus... On lui préfère Marcello ;-) notre cafetière italienne et du très bon café...










11 oct. 2009

De la bouche des enfants # HSE #

Une fleur aussi grande qu'un soleil qui faut toucher pour constater qu'elle ne brûle pas
Des secrets d'une petite fille sur les saisons, les robes et les couchers de soleil
Des mots d'amour d'un grand garçon ce soir, "ma joue gauche est jalouse de tous les bisous de ma joue droite..."
Et Pad qui redit enfin qu'il est heureux avant de s'endormir...


De la bouche des enfants qui ont croisé mon chemin ce dimanche est sortie beaucoup de poésie et d'amour...
Assez pour réchauffer mon coeur et le vôtre s'il a froid...

























Pour voir les autres HSE et apporter votre soutien à cette maman et ses enfants c'est par là.

Jolis petits boutons

Mister Wood les avait ramenés d'une virée au pays des chineurs début septembre. 
Une plaque de jolis petits boutons en cuir marron...
Quelques mètres de lainage magnifique trouvé pour un prix dérisoire ... et voilà un joli petit pantalon d'automne... (patron les Intemporels à ma façon)


Un peu Tintin me direz-vous ? C'est normal, en ce moment je rêve de Bruxelles...




8 oct. 2009

La femme orchestre



A l'invitation d'Isabelle...je vous livre mon quotidien de femme orchestre...  


Pour être de bonne humeur pour la répétition générale du matin, la femme orchestre se lève une heure avant tout le monde pour prendre son petit déjeuner sans avoir à parler et sa douche sans avoir à crier...et puis aussi écouter les chroniques qu'elle a podcastées la vieille et lire quelques pages d'un magazine...
Elle prépare la nourriture des hommes de la maison et c'est seulement après qu'elle va les réveiller une heure avant de partir à l'école et au travail. Car les enfants de la femme orchestre n'ont pas hérité de son métronome dans le ventre, ils ont pris du côté paternel : ils ont le gêne espagnol du matin...jamais d'action avant 10 heures... ;-) le matin c'est pas pour eux, se dépêcher... c'est un gros mot.


Mais la femme orchestre est déjà loin, elle vide un lave-vaisselle, elle étend une lessive, elle fait les lits, elle se maquille,  elle vérifie si les enfants débarrassent bien la table (sinon elle sort son trombone à piston...) et elle attrape Pad pour monter l'habiller et rappelle au grand sur un air de Wagner : "qu'il faut vraiment se dépêcher ! et laisse tomber ce livre... non on ne lit pas en montant les escaliers ni en s'habillant !!!"


Dans la voiture qui les conduit à travers les routes de campagne, la femme orchestre et ses enfants chantent, récitent des tables ou écoutent France Musique, la radio préf. de préf. de Marius.


Arrivée dans son cher "open space", la femme orchestre réalise que ça fait déjà 3 heures qu'elle est en scène et que le temps de l'entracte et du café a sonné (le café un litre...).


Une fois par mois (ça tombe bien c'était mardi), la femme orchestre transforme ses enfants en "enfants orchestre" pour partir chez leur papi-maminou afin de souffler une soirée, de voir un film, de manger avec Monsieur... de continuer d'être une mère "suffisamment bonne" jusqu'à la prochaine fois. Sur la photo, Marius incarne à merveille le sens aigu d'anticipation de sa mère. Il porte son cartable (avec son ticket de cantine), son sac de sport (avec une paire de chaussettes propres), son sac de solfège pour le mercredi (avec un crayon HB taillé) et son violoncelle pour répéter ses morceaux sous l'oeil admiratif de ses grand-parents. Ses chaussures ont été cirées la vielle au soir par son père, chef des shoes dans cette maison.


Une fois par moi, la femme orchestre s'avachit donc dans un fauteuil de cinéma à côté de son chéri et se laisse à penser que la musique de sa vie, même si le tempo est trop rapide, même si ça fait des couacs, même s'il faut répéter et répéter encore pour progresser... elle l'aime car justement il est en mouvement permanent.


Et aujourd'hui, la femme orchestre a pris le temps de noter sur son carnet offert par son amie Agathe les bonheurs simples de sa vie : Pad n'a pas pleuré pour aller à l'école depuis trois jours et Marius a réussi à courir 22 minutes d'affiler en endurance et il est super fier. Anticiper, planifier, noter, c'est aussi une façon de s'organiser pour dégager du temps pour autre chose : pour les gros cailloux de ma vie.

7 oct. 2009

Mary et Max




Je n'ai pas l'habitude ici de parler des films que je vois tout comme des livres que je lis remarque... Mais hier soir, nous n'étions que 6 spectateurs dans la grande salle...alors, peut être à tort, j'ai un peu peur que vous loupiez ce chef d'oeuvre !


Mary et Max est un film d'animation pour adultes...dont le scénario aurait pu être écrit par Tim Burton, Woody Allen et les frères Cohen mais non il a été écrit par Adam Elliot. 


La relation épistolaire de deux créatures moches et désepérées ... en pâte à modeler (dixit Télérama)


Mary est une petite fille solitaire qui vit en Australie. Sa mère biberonne du sherry pendant que son père parle à des oiseaux morts. Elle aime tout ce qui est marron, le lait concentré sucré et  les Mupets. Elle déteste ses taches sur le visage et est détestée des autres enfants.


Max vit à New York. Il est atteint d'une maladie mentale qui se manifeste par de profondes crises d'angoisse et une incapacité à vivre avec les autres. Il vit avec un oiseau, un chat borgne, un poisson rouge et des escargots. Il est obèse et a inventé le hod dog au chocolat. Il déteste les gens qui jettent leur mégot par terre.


Un jour alors qu'elle s'ennuie à la Poste, Mary arrache une page d'annuaire avec l'adresse de Max et  lui envoie leur première lettre...celle qui va bouleverser leurs vies.


Les décors sont fantastiques. Les personnages incroyables (une mention spéciale à la voisine de Max...) L'histoire est noire mais belle. J'ai été pris dans leurs émotions, j'ai eu peur, j'ai ris aux éclats, j'ai prié pour qu'une porte s'ouvre, j'ai eu les larmes aux yeux, j'ai eu envie de les prendre dans mes bras.